Alchimie se développe en distribuant des chaînes de télévision sur Internet

BFM Business

20 avril 2017 | par Fréderic Bergé, Journaliste

Alchimie se fait une place dans l'industrie du divertissement au service des ayant-droits produisant des contenus vidéos. Elle les aide à diffuser et à monétiser leur audience à l'international sur ses plates-formes de distribution sur Internet. Son chiffre d'affaires atteint 60 millions d'euros.

Entre les opérateurs télécoms et les géants de l’internet qui interviennent dans l’industrie du divertissement comme distributeurs (voire producteurs) de contenus vidéos, la société française Alchimie (ex-Cellfish) a réussi à s’immiscer. « Notre combat, c’est l’agrégation de contenus audio et vidéo. Notre premier client, c’est l’ayant-droit, le producteur de contenus » explique Nicolas d’Hueppe, président d’Alchimie, invité sur l’antenne de BFMBusiness.

« Aujourd’hui, être distribué sur les canaux numériques pour le producteur, c’est tout un enjeu de technologies. Cela consiste à reprendre le flux vidéo, à l’encoder, à le rendre compatible entre une télévision une tablette un smartphone. Ensuite, il faut aller conquérir des abonnés qu’il faudra facturer en passant par un opérateur ou le système de paiement d’un GAFA » souligne le dirigeant d’Alchimie.

Sa spécialité consiste à gérer toutes ces problématiques grâce à ses plateformes de diffusion sur Internet, en aidant l’ayant-droit à monétiser ses contenus auprès de consommateurs acceptant de s’abonner à un coût raisonnable.

 

« On explique à ces producteurs de contenus que leur cible peut s’abonner moyennant quelques euros, voire une dizaine d’euros par mois, comme il le ferait pour un magazine papier. Puis, on les emmène à l’étranger pour les distribuer et accroître leur bassin d’audience » soutient Nicolas d’Hueppe.

Alchimie cible les ayant-droits travaillant avec de petites chaînes de télévision diffusées sur le câble mais qui ont dû mal à les rémunérer ou qui ont tenté leur aventure sur YouTube mais qui ne font pas suffisamment d’audience pour gagner leur vie avec la publicité.

La diffusion de la télé sur Internet en OTT favorise l’abonnement à des packages

« On associe des contenus entre en créant de petits packages. Historiquement, le consommateur dépensait des dizaines d’euros par mois en s’abonnant à un câblo-opérateur qui lui fournissait des centaines de chaînes qu’il ne regardait jamais. La diffusion de contenus sur Internet, l’OTT (over the top, NDRL), est une réponse car on peut juste s’abonner aux contenus vidéos dont on est vraiment fan » argumente le dirigeant de la société.

Le chiffre d’affaires annuel d’Alchimie atteint 60 millions d’euros. La société est active en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie et au Mexique.

Un article de Fréderic Bergé

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