Babilou accueille à son capital un fonds international pour croître hors d’Europe

BFM Business

4 avril 2017 | par Fréderic Bergé, Journaliste

Babilou accueille le fonds anglo-saxon TA Associates dans son capital pour accélérer son extension internationale. Contrôlé majoritairement par la famille fondatrice, le spécialiste des crèches privées vise d'autres continents que l'Europe où il s'est déjà développé.

Le monde est la nouvelle frontière de Babilou. L’entreprise familiale créée en 2003 fait entrer dans son capital TA Associates, un fonds d’investissement international d’origine américaine, pour financer sa croissance sur de nouvelles géographies.

« Nous avons invité à notre capital un partenaire capable de nous accompagner dans des zones géographiques où nous ne sommes pas, après 3 ans de développement en Europe » explique sur l’antenne de BFMBusiness, Rodolphe Carle, PDG de cette entreprise spécialiste des crèches d’entreprises et pour collectivités.

Babilou a réalisé 250 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016

L’entreprise, qui a réalisé 250 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016, conserve à son capital ses actionnaires historiques que sont Cobepa (société d’investissements privée indépendante), la Société Générale et le fonds d’investissement français Raise, spécialisé dans les ETI de croissance.

« Nous gardons la majorité du capital. C’est indispensable car les fonds d’investissement ne font que passer que quelques années chez nous. Or notre groupe a une vision de long terme » souligne le dirigeant.

« Nous avons renforcé notre contrôle du capital tout en accueillant un partenaire d’exception » explique Rodophe Carle, PDG de Babilou.

 

A l’occasion de cette entrée au capital, les dirigeants fondateurs ont même pu renforcer leur contrôle sur le capital. « Société Générale et Raise montent dans notre holding familiale pour nous donner plus de droits de vote au niveau du groupe Babilou » explique Rodolphe Carle.

Parmi les marchés internationaux que vise Babilou, les États-Unis sont en tête de liste. « Il y a énormément d’acteurs mais si vous prenez le leader mondial, l’Américain Bright Horizons, celui-ci n’a que 3% de son propre marché. Cela nous laisse beaucoup de perspectives de croissance outre-Atlantique mais pas seulement » ajoute l’entrepreneur.

 « On a l’ambition d’être présent dans le monde entier. Outre l’Amérique du nord, il y a des d’autres géographies qui nous intéressent grandement, en Asie ou en Amérique du sud notamment » affirme le dirigeant de Babilou.  

 

« Je suis allé vivre à Munich pour comprendre les spécificités du marché allemand » argumente Rodolphe Carle, PDG de Babilou.

 

Babilou affiche l’ambition de réaliser 50% de son activité à l’étranger en 2020. Ce sera un doublement par rapport aux 20 à 25% générés par l’international en 2016, principalement en Europe.

L’entreprise s’est implantée en Belgique, Suisse et, surtout, en Allemagne. Outre-Rhin, l’entreprise familiale prévoit, en trois ans de présence, de finir l’année en cours, numéro un des crèches privées avec 5.000 berceaux (contre 10.000 en France) et plus de 60 établissements.

Le PDG est parti vivre en Allemagne pour mieux y comprendre le marché des crèches

« Ce que j’ai appris de mon expérience internationale c’est que, dans des métiers comme les nôtres, très liés au politique et à l’environnement local, il n’y a pas mieux que s’installer sur place pour comprendre les attentes comme je l’ai fait à Munich avec ma famille. J’y ai rencontré les 25 plus grosses entreprises de crèche du pays pour mieux comprendre les subtilités du marché allemand » raconte l’entrepreneur qui a aussi procédé par acquisition pour se développer outre-Rhin. « On a racheté la plus belle entreprise du sud de l’Allemagne » ajoute-t-il.

Ses ambitions planétaires ne font pas tourner la tête à l’équipe dirigeante. « Babilou reste une entreprise contrôlée par la famille fondatrice. On doit trouver le bon équilibre entre l’ultra-croissance et notre gestion de bon père de famille » conclut Rodolphe Carle.

Un article de Fréderic Bergé

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