Pourquoi l’e-commerçant LDLC parie sur la croissance de ses magasins « en dur »

BFM Business

21 avril 2017 | par Fréderic Bergé, Journaliste

Le groupe LDLC, qui vend en ligne des produits de haute technologie, va accélérer ses ouvertures de magasins "en dur" (en propre et en franchise), dont les ventes ont progressé de 38,7% en 2016. Il a pour objectif de disposer de 100 boutiques en 2021 contre 24 actuellement.

On peut être un pure player de l’e-commerce et miser sur la croissance de ses ventes dans les boutiques physiques. C’est le cas du groupe d’origine lyonnaise LDLC, qui vend en ligne des produits de haute technologie.

Il affiche sa volonté d’accélérer ses ouvertures de magasins « en dur » aussi bien en propre qu’en franchise, après avoir constaté un tassement de ses ventes depuis le début de l’année 2017, lié « à la baisse du marché du PC en lien avec la hausse forte et durable du prix des composants mémoire » .

Ce développement sera accompagné par l’arrivée d’un nouveau directeur général pour la branche Distribution. LDLC a ouvert lors des douze derniers mois dix nouveaux magasins, pour en porter le nombre total à 24. Son objectif est d’en compter une centaine à l’horizon 2021.

Sur le plan de la logistique, materiel.net en 2016 a apporté à LDLC un deuxième centre logistique dans la région de Nantes. Crédit photo : LDLC

L’optimisme affiché par l’e-commerçant sur son activité en magasin est motivé par la forte croissance du chiffre réalisés par ses boutiques qui ont généré en un an pour 47,9 millions d’euros de recettes (+38,7%), atteignant un dixième des ventes totales du groupe.

Au cours de l’exercice achevé fin mars 2017, LDLC a réalisé un chiffre d’affaires total de 479,9 millions d’euros, en progression soutenue de 49,6% grâce surtout à l’apport de sa nouvelle filiale Materiel.net, consolidée depuis le 1er avril 2016 à la suite de son acquisition.

Les synergies dues au rachat de Matériel.net aurait fait gagner un point de marge

Sur l’exercice 2017-2018 en cours, le groupe lyonnais est en train d’achever la construction de son nouveau siège social à Limonest (Rhône), qui sera terminé durant l’été. Il pourra y réunir sur un même lieu ses équipes et son école de formation qui a ouvert ses portes en septembre 2015. Elle forme en 3 ans (avec une scolarité payante!), des cadres techniques aptes à gérer la transformation numérique des entreprises.

Il entend aussi achever l’intégration de Materiel.net pour la logistique et la finance. L’objectif affiché est d’avoir un stock au niveau du groupe réparti sur ses deux plateformes de Lyon et Nantes. D’ores et déjà, les premières synergies mises en place auraient permis au groupe de gagner « un point de marge« .

Un article de Fréderic Bergé

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