Jay Nirsimloo, KPMG : « Il y a 3 conditions essentielles à la croissance des entreprises »

BFM Business

21 avril 2017 | par Fréderic Bergé, Journaliste

Pour le président de KPMG France, les conditions de la croissance des entreprises moyennes appelées à grandir sont les suivantes : réussir sa transformation numérique, s'internationaliser et donner du sens avec l'affichage d'une stratégie claire.

Si la volonté et l’envie d’entreprendre sont nécessaires pour faire grandir une entreprise, ces qualités ne sont peut-être pas suffisantes.  Pour Jay Nirsimloo, président de KPMG France, invité sur l’antenne de BFMBusiness, il faut réunir trois autres conditions. 

« Premièrement, il convient de ne pas rater sa transformation numérique. Il y a quand même 55% des PME qui nous disent qu’elles n’ont pas encore entamé cette transition. Deuxièmement, il faut s’internationaliser. C’est très important. J’ai lu dans le rapport de Business France 2016 qu’il y a eu 28.000 nouvelles entreprises qui se sont engagées à l’international. Cela progresse mais est-ce que cela est suffisant ?  »  souligne le responsable.

Mais il ajoute aussi une troisième condition. « J’ai vu des entrepreneurs passionnés défiler sur les plateaux des émissions liés à l’opération plus grand plus fort. Ils savent donner du sens à leur action. Ces entrepreneurs ont une vision très claire de là où ils veulent emmener leur société, pour embarquer avec eux leurs équipes. Cela donne du sens au travail de chacun au quotidien » .

« Quand j’entends qu’on oppose les grandes entreprises aux petites, je trouve cela scandaleux » explique Jay Nirsimloo, président de KMPG France.

 

Pour certaines entreprises moyennes, coopérer avec leurs homologues peut aussi leur permettre de passer un cap qu’elles n’auraient pas la volonté ou les moyens de franchir seules.

« Quand j’entends qu’on oppose les grandes entreprises aux petites, je trouve cela scandaleux. Il faut, au contraire, faciliter le réseautage et inciter les entreprises à collaborer entre elles. Même des compétiteurs peuvent s’allier pour créer de la valeur. Les grandes entreprises bénéficient de l’effet d’agilité des petites entreprises, des start-up » soutient le responsable de KPMG.

« Regardez Sanofi qui aide la start-up Voluntis, qui a créé un logiciel de surveillance médicale à distance dans le domaine du diabète, à vendre son produit aux États-Unis. Nous sommes convaincus qu’il faut faire davantage pour faire collaborer les PME, les ETI. KPMG lancera prochainement, lors de Vivastreet, une initiative qui consistera à mettre en convergence des entreprises en matière d’innovation » conclut Jay Nirsimloo.

Un article de Fréderic Bergé

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